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RVPP page 12
BOUCHERIE
La Boucherie tenue par Georges MARCHAL, né le 23 juin 1886 à Vaudeville, était située au n°7 rue Franche jusqu'en 1934.
Pendant la guerre 14/18, Georges MARCHAL avait été gazé ; il est décédé des suites de ses blessures en 1936. Son épouse Marguerite, pourtant une frêle dame, a repris l'affaire seule et a dirigé cette boucherie jusqu'au bout avec autorité et compétence.
C'était une femme « de caractère » que ces petits enfants avaient surnommée « Mémère Tartine ».
A l'époque , pas d'abattoir centralisé. Les bouchers qui savaient faire abattaient et découpaient eux-mêmes leurs animaux achetés sur pied.
Pas de problème pour « Mémère Tartine » qui avait son installation et son savoir faire.
André G., son petit-fils, se souvient :
Il y avait au sol un anneau. Au dessus, accroché au plafond, un treuil.
Ma grand-mère passait la corde du treuil par l'anneau, remontait la corde de l'autre côté et attachait la vache par les cornes.
Elle actionnait le treuil qui, en tirant, bloquait la tête de la vache sur le sol.
Puis elle prenait son merlin de boucherie, masse qui avait un côté plat et un côté pointu.
Avec le côté plat et un coup bien asséné, elle étourdissait la vache. Avec le côté pointu, elle lui fracassait le crâne.
L'abattage se faisait par journée, par exemple le mardi les cochons et les veaux, le mercredi les vaches.
Le reste du temps c'était le travail de boucherie, dépeçage, découpage, préparations…
En 1934 la boucherie a déménagé pour s‘installer au n°8 Place de La République (maintenant place Général Leclerc), là où elle se trouve encore après plusieurs changements de propriétaires.
Puis c'est la fille de Georges et Marguerite MARCHAL, avec son époux Pierre MAJOREL, qui en a repris l'exploitation, sous l'oeil très attentif de « Mémère Tartine ».

Quiz – question 12 – Boucherie à PULLIGNY
Marguerite MARCHAL, la bouchère, était surnommée « Mémère Tartine » par ses petits-enfants.
Pourquoi ?
A. Elle avait un gros chien noir, inséparable, qui s'appelait « Tartine »
B. Quand ses petits enfants étaient trop turbulents, en bonne lorraine, sa menace permanente était : « j'vais t'coller une tartine ! » mais sans jamais passer à l'acte
C. Par référence à une ancienne bande dessinée dont le héros était une grand'mère appelée Tartine
D. A ses petits-enfants elle ne donnait pas des tartines de confiture mais la gourmandise sublime pour elle : des tartines de pâté de foie

